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 Jusqu'à ce que la mort nous rattrape

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Kuniyuki-kun
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MessageSujet: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Jeu 16 Juin - 1:04

Yo!
Commençons à mettre mes créations par les créations littéraires (comme je suis meilleur là-dedans qu'en graph...). Le problème, c'est que j'écrit pas des choses courtes. Ça fait longtemps que j'ai pas écrit de poème (j'en ai pas écrit depuis celui qui m'a fait gagner 500$...), et les nouvelles... bah, pas intéressant. Je vais donc poster graduellement dans ce sujet les chapitres du roman que j'écrit depuis un an et qui donne son nom au topic.
Bon, dois-je vous dire que l'histoire m'appartient du tout au tout, que tout est sortie de mon imagination de débile et que toute ressemblance avec des personnages ou faits réels ne seraient que coïncidence? Aussi, je vous prierai de pas me piquer mon histoire. Même si elle est pas encore finie, c'est l'histoire que j'ai le plus développer jusqu'à présent, et j'y tiens beaucoup.
Vous êtes bien sûr libre de poster des commentaires entre mes chapitres, bien sûr^^ Et inutile de poster des coms pour dire: t'as fait une faute d'orthographe, là...

Donc, l'histoire commence... dans le prochain message.
Enjoy
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Kuniyuki-kun
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Jeu 16 Juin - 1:09

Chapitre 1
Seul un mince rayon de soleil réussit ce matin-là à percer l’épaisseur du rideau rouge, venant caresser le doux visage endormi. La nouvelle chaleur sur ses paupières closes offrit à la jeune demoiselle un réveil des plus doux et des plus agréables, malheureusement non désiré. La dormeuse tourna précipitamment la tête pour fuir le rayon maudit, offrant maintenant sa joue à la morsure du rayon. Le sommeil la fuyait, et n’était pas sur le point de revenir. Avec un soupir, elle ouvrit les yeux.
Toujours profondément endormi, le visage devant elle aurait pu appartenir à un ange... Déchu. Quelques mèches noires et rouges tombaient devant le magnifique visage aux traits parfaits, cachant ses yeux qu’elle savait verts, pour le moment du moins, sous les paupières encore closes. La jeune fille s’autorisa un léger sourire éphémère avant de reprendre son habituel air neutre, voir blasé. En se relevant sur un coude elle se pencha vers lui pour lui mordre l’oreille. Si elle avait eu le droit à un réveil merveilleux, lui n’aurait certes pas le droit à la même chose.
«Allez, debout, Kevain.»
Sans se préoccuper davantage de son ami, elle s’assit dans le lit, prenant soin de rester cachée par les couvertures. Rouges. Ils avaient vraiment pris l’habitude, ces derniers temps, de dormir uniquement dans la chambre de Kevain. Elle n’appréciait pas l’omniprésence du rouge. Dans sa chambre, au moins, c’était le noir qui triomphait. Et le soleil ne réussissait jamais à traverser l’épaisseur de ses rideaux.
Avec un soupir, elle ramassa son linge qui traînait encore sur le plancher et l’enfila, sans vraiment se soucier depuis combien de temps elle portait la même chose sans l’avoir véritablement lavé. Elle ne s’assura pas de savoir si Kevain était bel et bien réveillé, avant de sortir de la chambre pour se diriger dans la petite cuisine de l’appartement. Assise à table, un bol de céréale devant elle et un verre de jus d’orange à la main, elle observa d’un air mélancolique les lieux. Deux petites chambres, une rouge et une noire, une pièce servant de salon, cuisine et de salle à manger, et une minuscule salle de bain. Le tout trop cher pour qu’elle puisse se le payer, bien sûr. Ça faisait déjà un bout de temps qu’elle n’avait pas travaillé... Si elle avait déjà travaillé sérieusement.
Depuis le début, elle était financièrement dépendante de Kevain, ce fils de multimillionnaire qui n’a rien d’autre à faire que de perdre son temps en attendant... La mort. Son déjeuner fini, elle déposa le tout dans l’évier sans prendre la peine de rincer, puis se dirigea vers son chevalet, où déjà une toile toute neuve l’attendait. Elle chercha un instant son fusain parmi le bordel du plancher et finit par le trouver dessous un vieux tube de peinture vide.
Kevain finit par sortir à son tour de sa chambre. Les cheveux noirs et rouges en bataille, la chemise boutonnée de travers et les deux yeux encore à moitié fermés, on aurait pu le confondre avec un mort vivant. Son teint pâle augmentait encore la ressemblance, mais la demoiselle n’en tenait pas compte. Elle savait fortement qu’elle avait le même teint blanchâtre, dut surtout à un manque de soleil. Ils avaient tout deux la même habitude de s’enfermer sans pointer le nez dehors.
Au lieu de s’offrir un bol de céréale comme son amie, le jeune homme commença plutôt par fouiller parmi les vieux pots de peintures jusqu’à trouver son briquet et son paquet de cigarette. Une fois sa première de la journée à la bouche, il s’autorisa un regard totalement neutre à son amie.
«Lauryane Bilodeau... Tu sais que tu aurais pu me réveiller un peu plus tard? Il n’est que 11h30. Je sais que tu es une lève-tôt, mais je ne suis pas comme toi.», se plaignit-il, mi-amusé, mi-découragé.
Vu le léger sourire qui flottait sur les lèvres de son colocataire, elle décida de l’ignorer, simplement. Sa toile était toujours aussi blanche. L’inspiration tardait à venir aujourd’hui. Elle n’eut d’ailleurs pas le temps de fixer sa toile bien longtemps que déjà, la sonnette retentissait. Avec une grimace qui ne voulait absolument rien dire, ce fut Kevain qui alla autoriser l’entrée de l’immeuble à leur visiteur. Quelques instants plus tard, une jolie demoiselle entrait, un sourire rafraîchissant aux lèvres et le regard joyeux.
«Bon matin, Kevain! Tu es matinal, aujourd’hui!»
Elle s’avança un peu pour pouvoir donner un bisou sur la joue de son hôte, avant de rire joyeusement. La jeune visiteuse le dévisagea un instant, toujours avec le sourire. Kevin attendait, légèrement mal à l’aise. Si son apparence lui importait peu devant Lauryane, c’était une tout autre chose devant le reste du monde.
-Tu n’as pas mis tes verres de contact rouges, aujourd’hui? se moqua la visiteuse. Tes yeux sont magnifiques.
-J’ai juste pas eu le temps de les mettre, ce matin! Attends une minute, Rafhaëlle.
Il l’abandonna carrément sur le pas de la porte. Elle ne s’en formalisa toutefois pas, heureuse d’avoir vu les joues du jeune homme rougir avant son départ précipité vers la salle de bain. Comme une habituée, elle alla simplement prendre place sur un des divans, tassant au préalable tous les pinceaux et autres crayons qui y siégeaient. Avec un sourire polie, elle salua Lauryane qui la dévisageait depuis son arrivé.
-Bon matin, Lo. Je dérange pas, j’espère.
-Non, prends tout ton temps.
S’ignorant maintenant mutuellement, Lo commença simplement à aiguiser son fusain, toujours à la recherche de son idée d’aujourd’hui. Rafhaëlle, tout à fait à l’aise, admirait les nombreux cadres qui couvraient presque la totalité de l’espace sur les murs. Elles restèrent en silence plusieurs minutes, jusqu’à ce que Kevain reviennent de la salle de bain.
Ses cheveux maintenant peignés, ses mèches tombaient follement devant ses yeux, cachant une partie de son visage. Il avait enfilé un t-shirt blanc en dessous de sa veste rouge qu’il laissait ouverte. Comme d’habitude, il portait un jeans noir déchiré. S’il avait l’air d’un ange avant son réveil, il avait maintenant des airs de démon enjôleur, avec ses yeux devenus rouges et son sourire moqueur. Rafh laissa tomber un soupir découragé. Kevain fit semblant de n’avoir rien remarqué.
-Alors qu’est-ce qui t’amènes? demanda-t-il.
-J’ai besoin d’une raison particulière pour visiter mes amis, maintenant? se moqua-t-elle.
-Eh bien...
-T’inquiète, c’était pour rire! En fait, j’ai un exposé en histoire, demain. Mes parents ont refusé de m’entendre une fois de plus réciter devant eux, alors je me disais que... Peut-être... Vous ne pourriez pas me servir de public?
-Bah, j’imagine qu’on a rien de mieux à faire, de toute façon.
Kevain s’assit confortablement sur le divan, un léger sourire sur les lèvres. Il prit une autre bouffée de sa cigarette, avant de laisser tomber les cendres directement sur le sol. Rafhaëlle secoua ses boucles rousses dans un geste nerveux avant de se lever, beaucoup plus à l’aise pour réciter son texte ainsi que assise. Elle lissa sa jupe bouffante et remonta ses manches trop longue avant de fixer son ami de ses yeux verts.
«Merci. Le but de l’exposé est de réciter les différents évènements qui ont bouleversé certaines années en particulier. Dans mon cas, il s’agit des années 2010-2020. Mais avant que je commence, ça te tuerais d’éteindre ta cigarette? Ça pue et c’est mauvais pour la santé. »
Avec une grimace, Kevain n’eut d’autre choix que de s’exécuter. Il savait bien que la fumée de la cigarette était nocive pour la santé et pouvait provoquer des cancers et tout ça, mais qu’importe? Mais comme Rafh était une future infirmière, il ne se sentait pas le droit d’argumenter. Pas aujourd’hui, du moins. Celle-ci lui sourit d’ailleurs une dernière fois avant de prendre l’air sérieux qu’elle contait prendre le jour de son exposé.
«Très bien. Bonjour tout le monde! Aujourd’hui, je vais vous parler des évènements qui ont marqué les années 2010-2020. Comme vous le savez sans doute tous, ce sont ces années qui ont marqué le début de ce nouveau monde dans lequel nous vivons. L’évènement marquant de cette époque est sans doute la découverte du journal de la mort.
«Le fameux journal de la mort, oui... Découvert en 2014 par monsieur John Baltimore, il est difficile de savoir exactement ce qu’il est. Est-ce un livre papier? Un microfilm? Un document enregistré sur une clé usb? Il est absolument impossible d’en être certain, puisque personne ne l’a jamais vu, sauf monsieur Baltimore. Mais tout le monde connait son existence, car il régit nos vie depuis sa découverte en 2014.
«Et son contenu... C’est bien la première chose qu’on apprend depuis la naissance. À l’intérieur de ce journal se trouve la date de mort de la totalité des personnes vivants dans ce monde. Une personne nait, sa date de mort est connue. Comment cela est-il possible? Il est impossible de le savoir exactement. Seul monsieur Baltimore sait comment le livre fonctionne.
«Mais la découverte de ce fameux livre a provoqué de nombreux changements dans notre société. Effectivement, le euh... Entre le 14 décembre 2014 et le 3 janvier 2015, il n’y a pas eu un seul mort recensé dans toute la planète! Par la suite, jusqu’en 2017, une importante opération à été menée dans tous les pays du monde afin de recenser la population et de tatouer la date de mort de chaque personne à l’intérieur de leur poignet droit. Le tout orchestré par monsieur Baltimore, bien sûr.
«Selon certains sceptiques, durant tout le temps que dura l’opération, les seuls morts recensés portaient le tatouage. Le fait qu’aucun mort non-tatoué n’aurait été recensé n’a pas été prouvé, et reste qu’à l’état de rumeur.
«Depuis 2017, tous les nouveau-nés reçoivent leur tatouage dès la naissance, et toute personne trouvée sans tatouage est passible d’une peine d’emprisonnement à vie.
«Bien sûr, notre société de 2032 est très fortement différente de celle de 2014. Aujourd’hui, le taux de décrochage scolaire est plus haut que ce qu’on a eu l’occasion de voir jusqu’à présent, la population n’a plus peur de rien, ni de la douleur, ni de la mort elle-même, puisqu’on sait lorsque notre heure viendra. Sans oublier le nuage d’égoïsme et de lâcheté qui semble s’être emparé du monde, s’attaquant surtout à ceux qui doivent mourir jeune.
«Le journal de la mort a-t-il été une découverte profitable pour notre société? Les avis diffèrent à ce sujet. Personne n’arrive à affirmer si notre société est meilleure que celle de 2014, ou si elle est pire. Une chose est sûre pourtant, notre société est différente. »
Lauryane ajouta un trait plus foncé par là, une courbe plus pâle là, et un peu d’ombrage au dessous... Sa main ne s’arrêtait pas de dessiner pour donner forme à l’image qu’elle voyait dans sa tête. Mais même si elle était concentrée sur son dessin, elle n’avait pas perdu un mot des paroles de Rafhaëlle. Elle se sentait particulièrement visée par ce qu’avait affirmé être les effets négatifs de la découverte du journal de la mort. Elle avait elle-même participer à faire monter le taux de décrochage scolaire en quittant l’école au milieu de son secondaire 3, alors qu’elle n’avait que 15 ans.
Elle n’avait d’ailleurs jamais regretté quitter les cours. Lorsque l’on a que 18 ans à vivre, aller à l’école ne sert absolument à rien. Vaut mieux faire ce que l’on aime avant de mourir plutôt que de perdre son temps à s’ennuyer à l’école pour se préparer un avenir, sachant fort bien que notre avenir n’existe pas. Kevain avait d’ailleurs eu la même bonne idée qu’elle, et c’était grâce à ça qu’ils s’étaient rencontrés.
Rafhaëlle et lui quittèrent l’appartement, sans se soucier de laisser l’artiste derrière. Celle-ci n’y porta d’ailleurs aucune attention. Elle les trouvait mignons quand même... Elle n’avait jamais eu la chance de connaître ce sentiment qu’on nomme l’amour. Elle avait arrêté d’y croire le jour où elle avait pris conscience du temps qu’il lui restait. Bien sûr qu’elle avait connu les joies de la chaleur d’un autre corps près du sien, celui de Kevain, souvent même. Pourtant, elle n’avait jamais connu les sentiments qui étaient censés être à l’origine de tels moments intimes. Elle ne les jalousait pas pourtant. Pour elle... C’était trop tard.
Le silence ayant repris possession des lieux, la jeune femme prit une petite pause dans son dessin pour regarder le désordre autour d’elle. Les restes de pizza se mêlaient avec les pots de peinture et les mégots de cigarette de Kevain. Elle se leva un instant pour aller admirer une fois de plus les différentes œuvres qui couvraient les murs, certaines sur toiles, d’autres à même la surface rugueuse et légèrement abimée. Il y en avait de toutes sortes: des petites, des grandes, à la peinture à l’huile, à l’acrylique, la peinture à l’eau, le crayon de bois, de cire, le fusain... Les techniques aussi, différenciaient d’une toile à l’autre.
Deux éléments revenaient pourtant dans la totalité des œuvres, différenciant ceux de Lauryane de ceux de Kevain. Sur la moitié des œuvres on trouvait la représentation de la grande Faucheuse, et sur l’autre on pouvait voir apparaître une croix... Leur moyen de signer leurs œuvres.
Demain, cela fera déjà 1 an qu’ils habiteront ensemble dans cet appartement sale, mal entretenu, bordélique et pourtant incroyablement merveilleux, dans cette immeuble qui appartenait tout entier à Kevain. Un cadeau de ses parents pour fêter ses 18 ans...
S’arrêtant devant la première toile qu’ils avaient affiché, Lauryane se remémora leur première rencontre, alors qu’elle prenait encore un peu part à la vie en société...
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Deus



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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 18 Juil - 21:46

Et il est temps de commencer mon œuvre, pour tous et pour l'amour de tous j'offre le plaisir de suivre la voix, la voix de Deus (Dieu en latin pour ce qui n'avait pas deviner).

Je vais commencer mon aide pour la belle Kuni par une citation, celui qui trouvera sans regarder sur Google, gagnera beaucoup dans mon estime.

C'est une citation que j'adore, mais ce n’est pas la bible, c'est tiré de la bible mais citer ailleurs, si je continue vous allez trouver =^).

J'abattrais alors le bras d'une terrible colère,
D’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies
Qui pourchasse et anéantisse les brebis de Dieu.
Et tu connaitras pourquoi, mon nom est l'Eternel,
Quand s'abattra sur toi la vengeance du Tout-Puissant.

Magnifique, surtout dans le moment où il est cité un moment culte de ... . =^).

Alors, pour en revenir à ton histoire Kuni, je peux t’appeler Kuni j'espère?


Pour avoir un peu de contenance dans mes conseils, je vais rajouter que je suis un grand lecteur de livre de Science-fiction et Fantaisie, pour ce qui connaissent en ce moment, je lis L'épée de Vérité de Terry GoodKind, un très bon auteur américain.

J'ai aussi participé à l'élaboration de plusieurs livres avec des amis, surtout correction, ajout de passages et conseils.

Sur ce, je vais maintenant commencer mon exposé sur ce premier chapitre, si vous me le permettez.

Je tiens à ajouter que c’est avant tout des conseils, avant d’être une critique de livre, il faut savoir prendre les choses de manières humbles et posées. Ce n’est que mon avis que je partage sur ton travail, il n’y a pas de volonté de persuasion, tu es libre d’en prendre compte à ta mesure. (Il faut toujours rajouter ces phrases avant des conseils, car les gens peuvent mal les interpréter)
Cet exposé ne s’adresse pas entièrement à Kuni, mais à toutes personnes susceptibles d’aimer l’écriture.
Nous allons maintenant commencer par les bons points de ton écriture, Je trouve l'intrigue intéressante et qui est sans doute très captivante dans la suite, elle possède de la profondeur, et surement un rythme très particulier grâce à ton style. Il faut maintenant voir dans quelle direction elle va aller.

Il va falloir, que tu rajoute plus de détails sur certaines parties de descriptions, comme la chambre, la salle principale, les meubles, car on connait mieux un personnage à son mobilier (et oui le mobilier à de l'importance dans une pièce et donc dans une histoire).

Il serait judicieux de rajouter plus de détails au niveau des personnages, le visage par exemple, un point important sur Kevain, " des cheveux noir et rouge " , il faut éviter ce genre de description bancale qui ne donne pas vraiment de détail, je ne vais pas écrire à ta place car tu dois rester dans ton style, essaye de t'inspirer de ça, "ces cheveux sont d'un brun très sombre avec des touches très prononcées d'un rouge sang ", quelque chose dans ce style si c'est bien l'image que tu veux faire naître dans l'esprit des gens.
(Car il faut le savoir la description est un élément clef d'un livre, pour faire naître l'image d'un personnage dans l'esprit des gens, c’est je dirais l’essence même d’un livre.)

Maintenant, les noms des personnages, Lauryane Bilodeau, Rafhäelle et Kevain. Puis citation d’un personnage du passé, John Baltimore. Alors Baltimore est une ville du nord-est des États-Unis située dans l'État du Maryland. Et le prénom John qui fait bien américain, un hasard ou ? Ce n’est pas une critique pour le nom des personnages ; juste de la curiosité de lecteur =^).
Pourquoi un « ä » pour Rafhäelle et aussi pourquoi pas Raphaëlle? Et pourquoi ces noms de personnages ?

Bon, je pourrais continuer pendant des heures à discuter de ton chapitre, si vous voulez des conseils sur vos écrits, je suis là, =^).

Kuni si tu veux plus de conseils ou alors des avis sur certains passages sur lesquels tu hésites ou encore une analyse plus profonde de ton chapitre, tu me mp et on en parle.

En espérant que ceci vous aura plus.

Sur ce bonne soirée.
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Kuniyuki-kun
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 18 Juil - 21:56

Merci pour tes conseils et ton analyse. J'ai l'habitude d'écrire en premier jet et une fois tout le premier jet écrit, je reviens par la suite dessus et je le reprends depuis le début, arrangeant les erreurs au niveaux de l'espace-temps, des descriptions, et etc. (J'ai déjà ajouté 40 pages à un de mes livres lors de la deuxième lecture -_- pour dire).

Oui, John Blatimore est un américain (comme si un français allait faire une lettre importante XD). Faut je retravaille un peu le personnage de Kevain aussi, (j'y repense, là... ça fait un bout j'ai pas toucher à ce texte, je suis trop sur mes fanfics ces temps-ci...). Sinon, les noms sont un peu modifié parce que je voulais donner l'impression que le monde avait changé depuis 2014, et que même les noms avaient ''évolué'', dans un sens. Plus loins dans l'histoire, on trouve des personnages avec des noms classiques parce qu'ils viennent justement de la société d'avant. Bref, je n'en dirais pas trop là-dessus.

Et oui, tu peux m'appeler Kuni. Quoique belle, je suis pas sûr... Enfin, la beauté est relative, et comme je me regarde pas, je peux pas vraiment juger...

Bon, j'envois donc le chapitre 2 dans un double-post (pas sûr qu'il rentrerait dans ce message au complet...j'aime mieux ne pas essayer. )
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Kuniyuki-kun
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 18 Juil - 21:57

(Passant, je viens de vérifier, et j'ai 25 chapitre d'écrit sur... 41 je crois. ...)

Chapitre 2
Ce soir-là, avant son départ, Lauryane pris le temps de s’attarder un peu devant son miroir avant de sortir, chose qu’elle faisait que très rarement. Heureusement, elle n’avait pas eu besoin de beaucoup de temps pour se coiffer. Elle n’avait eu qu’à brosser ses cheveux déjà plats pour qu’ils tombent parfaitement sur ses épaules. Bien sûr, certaines de ses mèches camouflaient une partie de son visage, mais l’effet était voulu; le noir de ses cheveux atténuait le noir de ses yeux trop vides, trop froids.
La jeune femme n’était toutefois nullement satisfaite de son image, mais cela lui importait peu. De toute façon, elle ne perdrait pas plus de temps pour essayer d’avoir l’air belle et vivante alors qu’elle ne l’était pas, et elle n’avait pas le droit d’être en retard, ce soir. Quittant donc son reflet, elle quitta son appartement bordélique pour sortir dans la lumière diffuse de ce crépuscule. Le froid commençant à se faire sentir, elle marcha d’un pas rapide jusqu’à la salle d’exposition, complètement illuminée. Elle ne put s’empêcher de laisser tomber un soupir en voyant la courte file de visiteur qui s’entassait déjà devant la porte.
À l’intérieur, tous les autres artistes étaient déjà arrivé. Tous des hommes et des femmes dans la trentaine avancée, qui admiraient leur toile avec un mélange de fierté et de sérieux, qui rendait malade la jeune artiste. Sans leur jeter un regard ni les regarder, elle s’installa près de ses propres toiles, les passant chacune en revue afin de s’assurer que les informations la concernant n’étaient pas erronées.
«C’est toi, Lauryane Bilodeau?»
La voix derrière elle la fit sursauter. Ce n’était pas la première exposition qu’elle faisait, mais c’était bien la première fois que quelqu’un venait s’adresser à elle d’un ton aussi familier. Elle prit le temps de se détourner lentement, histoire de montrer à son interlocuteur qu’elle n’avait pas vraiment envie de parler... Mais l’homme qui lui avait adressé la parole ne correspondait pas du tout au profil des autres artistes qui exposaient ce soir-là à la salle d’exposition.
Assez jeune, à peine plus vieux qu’elle peut-être, les cheveux noirs et rouges en bataille, et ses yeux rouges... Mais ce qui était le plus invraisemblable, c’était la petite étincelle de plaisir dans ses yeux, et le large sourire sur ses lèvres. Il n’était pas sérieux comme les autres exposants, ni déprimé et renfermé comme Lauryane l’était... Il semblait être simplement heureux de pouvoir être là ce soir-là. Et peut-être était-ce justement à cause de ce sourire, mais pour une des première fois depuis longtemps, elle commença une discussion totalement anodine avec une autre personne.
-Je m’appelle Kevain Lewis. Les toiles là-bas sont de moi, lança-t-il en pointant une série d’œuvre à l’autre bout de la pièce.
-Jolies.
-Dis, après l’exposition, on pourra parler un peu, ça te dit? Je t’offre le verre, si tu veux!
-Je suis encore mineure.
-Who cares? On se voit à la fin alors!
Sur ce, il lui lança un autre magnifique sourire avant de retourner s’installer près de ses œuvres. Discuter plus longtemps aurait été impossible; les portes venaient tout juste d’être ouverte au public. Elle ne fit toutefois pas attention aux curieux qui vagabondaient d’une toile à l’autre. Elle regarda de loin ce Kevain Lewis, légèrement curieuse. Elle ne l’avait jamais vu auparavant, mais elle le connaissait de réputation. Lorsqu’il avait eu ses 18 ans, en avril dernier, son père lui avait proposé de prendre le relais sur la possession d’une riche multinationale, et il avait tout simplement refusé. Il avait affirmer vouloir profiter du temps qu’il lui restait pour faire ce qu’il aime, et non pas s’ennuyer dans une tour à bureau avec un paquet de fric qui lui servirait à rien, de toute façon. L’histoire avait fait la une des journaux pendant des mois, puisque les journalistes n’avaient rien de plus intéressant à couvrir, les accidents n‘intéressant plus personne. Si Lauryane se souvenait bien, l’affaire avait été réglé de telle façon que Kevain gardait une part des revenus de la multinationale que son père continuait de gérer.
Elle n’eut pas le temps de réfléchir davantage que déjà, des visiteurs venaient s’attarder devant ses toiles. Elle fut donc obligée de répondre aux questions qu’on lui posait, de prendre les commentaires à la fois positifs et négatifs... Contrairement aux autres artistes, elle ne présentaient pas un faux sourire poli et respectueux. Elle gardait plutôt son air blasé, comme-ci tout ce qui se passait autour d’elle l’ennuyait. Ce qui était d’ailleurs exactement le cas... Depuis plusieurs années déjà, plus rien n’intéressait la jeune femme. Seul le dessin permettait d’allumer une petite lueur d’intérêt dans son regard... C’est donc avec un léger soupir qu’elle accueillit enfin la fermeture de l’exposition. Lorsque le dernier visiteur eut franchi la porte, elle se dépêcha d’en faire autant. Elle ne rêvait que de son lit dans son appartement miteux. Une main sur son épaule l’empêcha toutefois de quitter la salle précipitamment.
«Alors, Lo, tu me suis? Tu permets que je t’appelle comme ça?»
Elle l’avait complètement oublié, celui-là. Elle n’avait d’ailleurs absolument aucune envie de le suivre. La jeune artiste ne le repoussa toutefois pas comme elle avait l’habitude de le faire avec ceux qui tentaient de l’approcher. Peut-être était-ce ses yeux rouges brillants, ou peut-être son sourire éclatant... Toujours est-il que sans savoir exactement ce qu’elle faisait, Lauryane suivit Kevain en dehors de la salle. La prenant par la main, il l’entraîna parmi les rues jusqu’à la mener dans un quartier un peu plus riche de la ville. Les rues étaient propres et bien éclairées, aucun SDF ne dormait sur les bancs de l’abribus... Ce quartier était vraiment différent de ce à quoi Lauryane était habituée. Et pourtant, elle découvrait la ville de la haute-société avec un désintérêt manifeste.
Il la tira jusqu’à un café fort respectable et chaleureux. Il la força à s’asseoir devant une table, dans un coin de la pièce. La jeune demoiselle commença à se sentir légèrement mal à l’aise. Tout le monde autour les dévisageait, leur jetait des regards noirs. Il faut dire qu’ils n’avaient pas du tout l’air de gens venant de milieux aisés, tous les deux. Avec leurs jeans déchirés, leurs chandails tout froissés et les mèches qui tombaient devant leur yeux, ils pourraient fort bien passer pour des gamins des gang de rue. Tout le contraire des hommes d’affaire avec leur complet bien repassé et des femmes aux chignons relevés et aux petites lunettes de secrétaire qui constituaient l’essentiel des clients du petit café.
La serveuse vint toutefois prendre leur commande, tout en leur jetant un regard soupçonneux. Devant l’air tout à fait à l’aise de Kevain, Lauryane se força à reprendre son air totalement désintéressée et égocentrique habituel.
-J’aime bien tes dessins, commença le jeune homme une fois que la serveuse fut éloignée. Mais quand je vois ton désintérêt total pour les expositions, je me demande pourquoi tu vends tes œuvres.
-Pour l’argent. J’ai un loyer à payer.
-L’argent est donc tout ce qui te motive? Tu aurais pu choisir un meilleur job, pour ça.
-J’aime bien dessiner. Mais je dessine pas pour les autres. Je le fais pour moi. En attendant. Mais je dois payer. Mon loyer, mes crayons, mes toiles...
Ça faisait un moment qu’elle n’avait pas aligné autant de phrase l’une après l’autre. Mais ce Kevain la forçait à parler. Son ton critique la mettait sur la défensive. Elle n’aimait pas vraiment les questions qu’il lui posait, comme s’il s’agissait de reproches. Celui-ci semblait maintenant hésiter, comme s’il réfléchissait à quelque chose...
«Et si je fournissais l’argent nécessaire?»
Lauryane resta silencieuse. Elle ne comprenait pas. D’abord, il lui faisait des reproches sur son désintérêt total en matière d’exposition, et ensuite il lui propose de fournir l’argent dont elle a besoin? Et dans quel but? Uniquement pour qu’elle arrête de s’ennuyer pendant les expositions? Ça n’avait pas de sens! Bon, d’accord, cet homme devait être milliardaire à cause des revenues de la multinationale, mais s’il voulait un moyen de gaspiller son argent, il pouvait tout aussi faire des dons à des organismes de charité...
Devant l’absence de réponse de son interlocutrice, Kevain poussa un soupir de découragement. Un instant, il perdit son sourire et ses yeux devinrent similaires à ceux de Lauryane: froids, vides.
-Écoute... Je n’aime pas rester seul. Je viens d’emménager dans un nouvel appartement à trois rues d’ici... Je ne connais personne dans le coin et... L’immeuble m’appartient, tu n’aurais rien à payer comme loyer. Et comme je dessine aussi, tu pourras prendre les instruments dont tu as besoin, supplia-t-il. Je ne veux pas passer seul les mois qu’il me reste...
-Tu aurais pu choisir n’importe qui... Pourquoi moi?
-Tes dessins. J’ai pris le temps de les observer avant que tu n’arrives à l’exposition. Je connaissais déjà ton nom, ton âge et certaines de tes œuvres, mais les voir en vrai est autre chose. Je suis sûr que nous nous entendrons à merveille. Tes dessins sont sombres, tragiques. L’image rémunérant de la Grande Faucheuse montre que la mort est au centre même de tes préoccupations. Même si tu es jeune, tu vas mourir bientôt, non?
Lauryane détourna le regard en grimaçant. S’il y a bien une chose qu’elle déteste par dessus tout, c’est qu’on parle de sa mort prochaine. Pour elle, mourir si jeune alors qu’elle est encore en pleine santé est une honte, une injustice... En fin de compte, Dieu, s’il existe, n’aura pas voulu qu’elle prenne le temps de vivre sur cette Terre. Et en parler ne faisait qu’empirer sa déception face à cette vie trop courte.
«C’est bien ce que je me disais, continua Kevain. Je ne veux pas me lier à quelqu’un qui a encore beaucoup de belles années à vivre devant lui. Je trouverais ça bien trop injuste, et de toute façon, son mode de pensée serait trop différent du mien. Je veux me trouver quelqu’un qui penserait comme moi, et avec qui je pourrais être très proche. J’ai besoin de quelqu’un qui partage la même inquiétude que moi face à sa mort prochaine. Je... Euh... Acceptes-tu d’emménager avec moi?»
Cette fois-là, ce fut la seule fois en plus d’un an que Lauryane put voir de l’espoir dans les yeux de Kevain. Plus que de l’espoir, c’était aussi un mélange de tristesse, d’abandon, de découragement, et de crainte. Tous des sentiments à l’antithèse de la joie de vivre qu’il montrait habituellement.
Le lendemain, Lauryane déménageait dans l’appartement de Kevain. Elle n’avait que très peu de chose à déménager, n’ayant pas besoin de ses meubles. Elle avait toutefois quelques sacs et quelques toiles et tout deux peinèrent à transporter le tout sur le kilomètre qui séparait les deux endroits. Ce fut d’ailleurs ce jour-là qu’ils rencontrèrent Rafhaëlle Roy. Cette jeune femme chaleureuse et enjouée leur offrit son aide pour transporter les sacs, comme elle avait du temps libre dans l’après-midi. Ce fut plus par obligation que par envie s’ils lui proposèrent de venir prendre une collation chez eux par la suite. Elle passa une bonne heure en leur compagnie ce jour-là, parlant de ses études, de son rêve de devenir infirmière. Elle ne les jugea pas lorsqu’elle apprit qu’à son âge, tout deux avaient déjà quitté l’école. Après tout, l’école ne leur servirait à rien, puisqu’ils n’auraient même pas le temps de finir leurs études...
Cela faisait maintenant plus d’un an que Kevain et Lauryane habitaient ensemble. Contrairement à ce qu’ils auraient pu croire au début, ils ne tombèrent jamais amoureux l’un de l’autre, restant plus amants qu’amis, toutefois. Rafhaëlle, montrant un profond intérêt pour Kevain, vint souvent leur rendre visiter. Celui-ci d’ailleurs, sembla petit à petit développer un sentiment plus profond envers la jeune fille. Mais il gardait encore un semblant de distance entre eux deux.

Lauryane poussa un léger soupir. Elle était revenue devant son chevalet et avait repris en mains son fusain. Chaque fois qu’elle dessinait, elle se mettait à divaguer ainsi sur ses souvenirs, ou encore à rêvasser de ce qu’allait être la mort. Elle déposa son fusain sur le sol s’essuya les mains sur son pantalon, puis observa sa toile. Finalement, n’ayant toujours pas trouvé d’inspiration, elle avait simplement reproduit l’image qu’elle avait eu devant elle. Sur la toile, Rafhaëlle était debout, ses magnifiques cheveux frisés auréolant son visage, sa chemise aux manches bouffantes qui cachaient une partie de ses mains qu’elle serrait l’une contre l’autre dans un geste nerveux, sa jupe style bohémienne qui caressait doucement le sol... C’était une réplique exacte de la jeune étudiante répétant son exposé.
Elle était fière aussi de sa représentation de Kevain. Il avait même des allures angéliques, avec son corps légèrement penché par en avant en un geste instinctif d’intérêt, ses yeux qui semblaient briller même sur la toile, et son sourire habituel.
Toutefois, Lauryane ne pouvait simplement pas dessiner une scène banale de la vie quotidienne. Elle y avait donc ajouté sa marque, si on veut, puisque derrière le couple se tenait son éternelle Grande Faucheuse. Elle était incarnée par une jeune femme au teint très pâle, enveloppée dans une grande cape noire à capuchon, et tenant dans sa main sa fidèle faux. Le personnage mythique de la mort donnait un sens irréel au dessin, quoique un peu trop sombre. Le fait qu’elle l’aie dessiné uniquement au fusain, en valeur de ton de noir, renforçait l’aspect sombre, voir pénible que représentait l’œuvre. Mais au final, elle représentait l’innocence banale de la vie quotidienne. Et même si le personnage de la mort ne semblait pas menaçant, il veillait sur les deux autres personnages comme une mère veille sur ses enfants.
Lo resta assise un moment devant son dessin, pensive.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 18 Juil - 23:08

Super la suite =^).

Si tu veux une analyse et des conseils sur certains passages, on en reparlera sur Msn, c'est plus rapide que de refaire un exposé (^^).

Sinon, j'aime bien cette petite suite, vivement le prochain chapitre !
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Kuniyuki-kun
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Sam 23 Juil - 20:12

Chapitre 3
La jeune artiste ne se détourna pas lorsque la porte de l’appartement s’ouvrit. Elle ne réagit pas non plus au pas qui se dirigeait vers le salon. Ce n’était que Kevain, de toute façon, qu’elle avait reconnu à cause du bruit de ses pas. Il vint d’ailleurs la rejoindre directement au salon. Lauryane continua à fixer son œuvre, sachant fort bien que le grand sourire amoureux de son ami allait sans doute la rendre malade.
En voyant le dessin, toutefois, celui-ci avait perdu son sourire pour arborer l’air sérieux et concentré qu’il prenait lorsqu’il étudiait les œuvres qu’il avait l’occasion de voir. Il prit quelques minutes pour étudier l’œuvre de son amie, son menton délicatement appuyé sur l’épaule de la jeune fille sachant fort bien que ça la dérangerait. Au bout d’un moment, il fini par siffler d’admiration. Il n’avait vraiment aucun commentaire à redire, cette fois-là.
-Tu t’es vraiment donnée, cette fois! J’ai rarement vu une œuvre aussi magnifique!
-C’est ridicule.
Kevain se recula, surprit, refoulant le commentaire qu’il s’apprêtait à dire comme quoi elle aurait pu lui mettre plus de muscle et peut-être un air un peu plus viril. Lauryane répéta, plus bas cette fois, que c’était complètement ridicule, alors qu’elle se retournait vers lui avec un air légèrement dégoûté. Ils se fixèrent ainsi un long moment, lui ne comprenant absolument pas la réaction de son amie, elle ne voulant pas dire le premier mot afin de s’expliquer. Le silence se prolongea un moment, jusqu’à ce que les yeux noirs et vident se détournent du regard rouge qui demandait silencieusement des explications.
-C’est ridicule, répéta-t-elle encore en se détournant.
-Je ne... comprends pas.
-C’est moi qui ne te comprends pas! explosa-t-elle. Je dessine la mort, toujours. Cette fois, j’ai dessiné la mort qui vous attends, toi et elle. Et tu trouves ça beau? Je ne vois pas ce que tu trouves de beau à la mort! Je ne peux pas comprendre en quoi elle est magnifique!
Elle le fixa encore. Pour une fois, une étincelle semblait briller au fond de ses yeux vides, mais c’était plutôt une étincelle de colère. Et ce semblant d’étincelle de vie semblait le défier de trouver quelque chose à redire sur ce qu’elle venait d’affirmer. S’il soutint son regard un instant, il se détourna bien vite, gêné par l’attitude inhabituelle de la jeune fille. Au final, le silence qu’elle obtint pour réponse l’énerva plus qu’une réponse aussi stupide soit-elle. Lauryane se releva brusquement, renversant son chevalet au passage, et se dirigea d’un pas rapide vers la porte d’entré. Elle claqua la porte derrière elle, laissant son ami complètement interdit qui fixait encore la toile, maintenant sur le plancher au milieu des pots de peintures vides et des pinceaux mal lavés.
Avec un peu de chance, l’air extérieur lui ferait du bien. Elle descendit rapidement les escaliers menant au bas de l’immeuble à logement puis s’enfuit dans la rue, sous le regard ahuri du concierge qui changeait les poubelles. Le soleil était encore haut dans le ciel, mais le temps se rafraîchissait déjà. L’automne s’étant déjà bien installé, la neige ne tarderait sans doute pas à arriver à son tour. Oubliant l’air froid, Lauryane marcha rapidement en direction de la basse ville, là où elle avait l’habitude de vivre avant que Kevain ne l’invite chez lui. Bien vite, elle se retrouva dans les rues qu’elle avait l’habitude de côtoyer. Pour un peu, elle se serait sentit de retour chez elle.
Elle ne jeta pas un seul regard aux gens qui se promenaient eux aussi. Certains la dévisageaient, d’autres prenaient le temps de la saluer, et d’autres encore l’ignoraient complètement. Elle-même faisait partie de cette catégorie: celle des gens trop soucieux de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils ont à faire en ce moment qu’ils ne peuvent pas prendre le temps de s’ouvrir au monde extérieur.
La ville était morne et terne, malgré le soleil qui faisait son possible pour enjoliver l’atmosphère. Mais sa cause semblait être perdu d’avance, puisque d’épais nuage noir au loin annonçait un orage des plus violents, un des derniers de la saison. Déjà, les nuages s’amoncelaient au dessus des premiers gratte-ciel de la ville.
Lauryane atteint enfin sa destination. Elle bifurqua dans un parc assez vaste et bien entretenu pour le quartier plutôt pauvre. De nombreux sentiers permettaient de circuler entre les espaces emménagés pour les enfants, les terrains de soccer et ceux de basketball. La jeune artiste s’engagea sur son sentier, celui qui traversait une simili forêt artificiel. Le reste du parc était trop plat, trop morne. Les quelques arbres de ci de là ne suffisait pas à donner plus de relief au parc.
Au détour d’un sentier, elle arriva dans une petite clairière occupé par une foule de personne. Ceux-ci formaient un cercle de curieux admiratif, au centre duquel devait progresser des artistes de rue. Si Lauryane n’étais pas du genre curieuse, en ce moment elle aurait bien fait n’importe quoi pour ce changer les idées. Aussi s’avança-t-elle vers la foule, tentant de se frayer un chemin vers le centre du cercle afin d’avoir la meilleure vue possible. Elle se retrouva donc coincée entre une poussette et un homme tenant un gamin sur ses épaules.
Au moins, de là où elle était, elle pouvait voir le spectacle. C’était deux jeunes hommes qui ne devaient pas avoir plus de 18 ans. Avec leur sourire charmeur et leurs belles paroles, ils réussissaient à conquérir le cœur des femmes présentes dans l’assemblée. Mais leurs charmes n’intéressaient pas la jeune artiste. Elle s’intéressait plutôt à leurs balles et leurs quilles, qu’ils lançaient dans les airs et rattrapaient comme-ci de rien n’était. Après avoir exécuté une série d’échange qui paraissait facile, ils rangèrent leur matériel pour exécuter des pirouettes et des acrobaties qu’un être humain normalement constitué ne devrait pas être capable d’exécuter. Au bout de plusieurs minutes, ils finirent par agir comme des êtres humains normaux et passèrent un chapeau parmi la foule, histoire de ramasser un peu d’argent pour leur prestation.
Comme elle n’avait même pas un peu de monnaie dans ses poches, Lo se dépêcha de se mêler dans la foule qui se dispersait déjà. Elle était maintenant un peu plus calme. Elle ne savait pas toutefois si elle s’était assez calmée pour rentrer à l’appartement ou s’il valait mieux qu’elle reste vagabonder un peu dans le parc. Perdue dans ses pensées, elle ignorait les autres spectateur qui passaient près d’elle, commentant le petit spectacle de rue.
Soudain, un homme la bouscula et Lauryane, nullement attentive à son environnement, se retrouva par terre. Elle resta un moment sur le sol, un peu sonnée.
«Je vous demande pardon, mademoiselle. Je ne vous avais pas vu...»
Histoire de faire bonne figure, l’homme aida Lauryane à se relever, un sourire désolé sur les lèvres. Le temps qu’elle se remette debout, l’endroit avait été déserté par la foule de curieux et par les deux acrobates. Le coin du parc ressemblait maintenant à tous les autres: presque vide et ennuyeux.
Légèrement ennuyée d’être tombée, la jeune femme voulait maintenant quitter cette endroit au plus vite. Elle fit donc un pas en direction d’un sentier, mais l’homme la retint en saisissant son poignet droit.
-Vous me voyez sincèrement désolé.
-C’est rien, lança-t-elle, énervée.
Elle fit un geste pour se dégager afin de s’éloigner, mais l’homme la tenait solidement, un étrange sourire sur les lèvres. Elle avait le goût de lui répondre par une grimace, peut-être même de le gifler avant de partir en courant, mais elle n’eut pas le temps de réagir. Déjà, l’homme ouvrit légèrement ses doigts, laissant ainsi apparaître le tatouage qu’elle portait à l’intérieur de son poignet. Les 6 chiffres, indiquant clairement la date du 14 Novembre 2032. Dans exactement une semaine.
L’homme ne sembla toutefois pas surpris. Son sourire s’élargit. Il semblait véritablement... Heureux.
«Sincères condoléances. »
Il continuait de la fixer, un air franchement heureux éclairant ses traits. Lauryane était complètement figer, interdite. Heureusement, il finit par la lâcher. S’inclinant une dernière fois devant elle, il la salua avant de tourner les talons et de s’éloigner sur le chemin.
Ce fut que lorsqu’il tourna le coin que la jeune artiste éclata. Non mais qui était ce con qui venait lui rappeler d’un air si amicale qu’elle allait mourir dans une semaine? Et ça semblait le rendre, heureux, en plus! Mais au final, savoir qui il était n’avait aucune importance... Ni pourquoi il avait agi ainsi... Non, ce qui importait, c’était le fait qu’elle soit complètement seule, perdue au milieu de cette foule dispersée d’hommes et de femmes égoïstement heureux d’avoir encore de belles années devant eux, et qu’elle allait mourir. Dans une semaine.
Elle n’était ni malade, ni condamnée à mort. Elle avait une santé parfaite, et bien qu’elle aime boire un verre d’alcool de temps en temps, ce n’était pas assez pour la rendre malade et la tuer en une semaine. Elle n’avait pas d’ennemi qui lui en voudrait à mort, bref elle n’avait aucune raison de mourir! La seule solution possible, c’est qu’elle meurt dans un stupide accident, comme le trois-quarts de la population. Et une fois qu’elle serait enfin morte, on ne mettrais pas sa photo dans le journal comme on le faisait en 2014. Non, elle n’aurait droit qu’à un enterrement vite fait, avec ses proches, sans grandes cérémonies, ni fête. Et après, elle s’effacerais des souvenirs, un peu comme si elle n’avait jamais existée.
Dans une semaine, tout serais terminé.
Mais pourquoi sentait-elle des larmes coulées le long de ses joues?
Je ne veux pas mourir, pensait-elle. Je ne veux pas mourir. Et pourtant, elle croyait avoir accepter sa mort. Elle avait eu 18 ans pour accepter le fait qu’elle allait mourir à cette date fatidique. Je ne veux pas mourir. Après tout, elle venait tout juste d’être nommée adulte, même si elle vivait dans le monde des grands depuis plusieurs années déjà, préférant vivre le plus d’expériences possibles avant de s’éteindre. Je ne veux pas mourir. Pourquoi était-il nécessaire qu’elle meurt si tôt...
Un sanglot raisonna dans la clairière. Lauryane mit un moment avant de se rendre compte qu’il s’était échappé d’elle. Ça n’allait vraiment pas. Elle ne pleurait jamais, habituellement. Elle ne ressentait ni peine, ni joie, ni honte, seulement un totale désintérêt envers tout ce qui l’entourait. Et maintenant, elle pleurait. Si le reste du monde était égoïste, elle était la reine absolue de l‘égoïsme.
Un autre sanglot raisonna. Elle tourna les talons et se dirigea vers l’appartement, moitié courant, moitié marchant.
Pendant tout le trajet du retour, les larmes continuaient de couler le long de ses joues. Elle était complètement impuissante à les retenir. Et pourtant, elle ne se sentait pas honteuse de pleurer ainsi en public. Elle avait au moins réussi à reprendre son indifférence habituel.
Certains bons samaritains tentèrent de l’arrêter, probablement pour lui demander ce qui n’allait pas, pour la réconforter, peut-être, mais Lauryane les ignora royalement. Elle n’avait pas besoin d’eux. Ils ne la comprendraient pas, de toute façon. Kevain avait raison sur ce point, seul quelqu’un qui fait face aux mêmes problèmes que soi peut véritablement comprendre comment on se sent.
Kevain...
Le concierge ouvrit la porte de l’immeuble en voyant arrivée la jeune femme en larme. Il ne posa toutefois pas de question, et elle lui en fut reconnaissante. Elle monta les marches rapidement, trop, peut-être. Arrivée devant la porte de son appartement, Lauryane n’avait plus la force de la pousser elle-même. Elle posa délicatement son front contre la porte, regardant les gouttes d’eau qui tombaient sur le tapis de l’entré.
Il devait pleuvoir, dehors.

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Deus



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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Dim 24 Juil - 16:33

La suite, la suite , la suite !

on veut la suite !
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 25 Juil - 19:19

Faudrait que tu pense a reprendre la fille de l'enfer, je veux la fin de l'histoire. (ca fais 1 an que je l'attend ca deviens long...)

_________________
- J'ai perdu aux dés contre le destin ou quoi?
- Impossible, le destin ne joue pas aux dés, il joue aux échecs, avec deux dames.
KP
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Lun 25 Juil - 20:17

?? J'ai écrit une histoire sur la fille de l'enfer, moi? Mais tu sais, j'ai abandonné tous mes autres débuts d'histoire. Sauf peut-être le truc de zombie, qui est sur mon ordinateur... à trois heure de route, donc imposisble à continuer pour le moment^^'
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort nous rattrape   Aujourd'hui à 10:50

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Jusqu'à ce que la mort nous rattrape
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